
Nico n’est pas seulement l’interprète de « Femme Fatale » ou « All Tomorrow’s Parties », ces classiques du Velvet Underground. Elle a aussi écrit et composé des albums dans lesquels elle a contribué à repousser, entre folk et avant-garde, les limites du rock, mêlant un lyrisme hérité du romantisme anglais et des expérimentations linguistiques à la Joyce. Égérie des plus grands, elle ne pouvait se contenter d’être un joli visage. Pour Fellini, elle incarne la princesse des nuits décadentes de La dolce vita, avant de devenir “Pop Girl of ’66”. Modèle des films expérimentaux de Philippe Garrel, elle chante dans les cathédrales gothiques comme dans les clubs les plus sordides. Ce livre retrace le parcours de cette solitaire héroïne de tragédie, fascinée par la chute et l’autodestruction, dont la raison d’être était « Créer pour exister ».